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BTS CG · MODULE 6

ANALYSE DE LA SITUATION FINANCIÈRE

Analyse de la situation financière — les fiches TabloNoir du module.

Le processus 6 analyse la situation financière : soldes intermédiaires, capacité d'autofinancement, bilan fonctionnel, ratios, choix d'investissement et de financement, tableaux de financement et de flux. Le diagnostic financier complet.

Les 8 notions du module

P6.01 · BTS CG

Les soldes intermédiaires de gestion et l'analyse du compte de résultat

Le compte de résultat classe les charges et les produits par nature comptable, sans jamais dire où l'entreprise gagne réellement son argent. Les soldes intermédiaires de gestion (SIG) transforment cette liste en neuf étapes économiques successives, de la marge commerciale au résultat de l'exercice.

Le compte de résultat classe les charges et les produits par nature comptable, sans jamais dire où l'entreprise gagne réellement son argent. Les soldes intermédiaires de gestion (SIG) transforment cette liste en neuf étapes économiques successives, de la marge commerciale au résultat de l'exercice.

Neuf soldes, une seule cascade

Chaque solde répond à une question précise : la marge commerciale mesure la performance du négoce, la valeur ajoutée la richesse créée par l'entreprise elle-même, et l'excédent brut d'exploitation (EBE) la performance du seul métier, avant amortissement, financement et fiscalité. Le cas pratique de la fiche, la SARL ARBOLIA, illustre ce mécanisme sur deux exercices : un chiffre d'affaires en hausse de 8,8 % coexiste avec un résultat courant en baisse de 32,4 % — un effet de ciseau qui se creuse à chaque étage de la cascade et qu'il faut savoir localiser étage par étage.

Retraiter pour comparer

Trois retraitements rendent les entreprises comparables entre elles :

  • le crédit-bail, traité comme un investissement financé par emprunt ;
  • le personnel extérieur (intérim), reclassé en charges de personnel ;
  • les subventions d'exploitation qui complètent un prix de vente contraint.

La valeur ajoutée se partage ensuite entre cinq bénéficiaires — personnel, État, prêteurs, associés et entreprise elle-même — une grille de lecture qui révèle en quelques pourcentages le modèle économique et le rapport de force interne d'une entreprise.

Une réforme récente à maîtriser

Le règlement ANC n° 2022-06, applicable aux exercices ouverts depuis le 1er janvier 2025, a supprimé le modèle réglementaire du tableau des SIG et resserré le périmètre du résultat exceptionnel : les cessions courantes d'immobilisations basculent désormais en exploitation, aux comptes 757 et 657. Le raisonnement économique reste identique, seuls les numéros de comptes changent — un point que les sujets d'examen exploitent régulièrement.

La fiche P6.01 vous apprend à :
  • Construire le tableau des neuf soldes intermédiaires de gestion en respectant l'ordre de la cascade
  • Distinguer marge commerciale, production de l'exercice, valeur ajoutée et excédent brut d'exploitation
  • Retraiter le crédit-bail, le personnel extérieur et les subventions d'exploitation pour comparer deux entreprises
  • Analyser le partage de la valeur ajoutée entre les cinq bénéficiaires

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P6.02 · BTS CG

La capacité d'autofinancement et l'autofinancement

La capacité d'autofinancement (CAF) n'est ni le résultat de l'exercice, qu'elle corrige de tout ce qui est calculé, ni la trésorerie, qu'elle ignore parce qu'elle raisonne en droits constatés. Elle mesure la ressource interne potentielle que l'activité a dégagée sur l'exercice.

La capacité d'autofinancement (CAF) n'est ni le résultat de l'exercice, qu'elle corrige de tout ce qui est calculé, ni la trésorerie, qu'elle ignore parce qu'elle raisonne en droits constatés. Elle mesure la ressource interne potentielle que l'activité a dégagée sur l'exercice.

Deux méthodes, un seul montant

La méthode soustractive part de l'excédent brut d'exploitation et lui ajoute les autres produits encaissables, en retranche les autres charges décaissables, la participation et l'impôt. La méthode additive part du résultat de l'exercice et lui réincorpore les charges calculées (dotations), en déduit les produits calculés (reprises, quote-part de subvention) et neutralise l'opération de cession. Sur le cas pratique de la fiche, la SAS BOISVERT, les deux chemins convergent exactement vers 211 000,00 € — une concordance qui doit toujours être vérifiée et écrite explicitement dans une copie d'examen.

Le piège central : cessions et subventions

Le point de rupture des copies est toujours le même : ni le prix de cession d'une immobilisation, ni sa valeur comptable, ni la quote-part de subvention d'investissement virée au résultat n'appartiennent à la CAF. Les trois se neutralisent, quelle que soit la méthode utilisée.

  • Le prix de cession relève du cycle d'investissement, pas de l'activité ;
  • la valeur comptable cédée est une charge calculée, sans décaissement ;
  • la quote-part de subvention est un produit calculé, symétrique de la dotation qu'elle compense.

De la CAF à l'autofinancement

L'autofinancement s'obtient en retranchant de la CAF les dividendes mis en paiement au cours de l'exercice. Il finance en priorité le remboursement des emprunts, puis les investissements, puis le renforcement du fonds de roulement. Le règlement ANC n° 2022-06 a déplacé les cessions vers les comptes 757 et 657 et la subvention vers le compte 747, sans changer le montant de la CAF — seul l'itinéraire comptable change.

La fiche P6.02 vous apprend à :
  • Distinguer la capacité d'autofinancement du résultat de l'exercice et de la trésorerie
  • Calculer la CAF par la méthode soustractive et par la méthode additive
  • Neutraliser correctement les cessions d'actifs et les subventions d'investissement virées au résultat
  • Passer de la capacité d'autofinancement à l'autofinancement

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P6.03 · BTS CG

Le bilan fonctionnel  FRNG, BFR et trésorerie nette

Le bilan comptable classe les postes par nature juridique et par échéance. Le bilan fonctionnel les reclasse par cycle — investissement, financement, exploitation — pour répondre à une question différente : l'entreprise finance-t-elle durablement son activité ?

Le bilan comptable classe les postes par nature juridique et par échéance. Le bilan fonctionnel les reclasse par cycle — investissement, financement, exploitation — pour répondre à une question différente : l'entreprise finance-t-elle durablement son activité ?

Quatre masses, en valeurs brutes

Emplois stables et ressources stables forment le haut du bilan ; actif circulant et passif circulant le bas ; la trésorerie ferme chaque colonne. L'actif est retenu en valeurs brutes, et les amortissements rejoignent les ressources stables, où ils figurent comme un autofinancement déjà réalisé. Une série de retraitements précède le classement : le crédit-bail réintégré comme un investissement financé par emprunt, les effets escomptés non échus réintégrés en créances clients et en trésorerie passive, les concours bancaires courants exclus des dettes financières.

Trois soldes, une identité

Le fonds de roulement net global (FRNG) se calcule indifféremment par le haut ou par le bas du bilan — la concordance des deux formules est le premier contrôle à poser. Le besoin en fonds de roulement (BFR) se décompose en une part d'exploitation, structurelle, et une part hors exploitation, volatile. La relation TN = FRNG − BFR n'est pas une formule à mémoriser, c'est une identité comptable toujours vraie. Sur le cas pratique de la SAS LORVAL, un fonds de roulement positif de 465 000 € ne couvre qu'à 90,5 % un besoin de 514 000 € : la trésorerie nette bascule à − 49 000 €, financée par du découvert et de l'escompte.

Six situations, aucune bonne ou mauvaise en soi

Un fonds de roulement négatif est pathologique dans l'industrie et parfaitement normal dans la grande distribution. Le diagnostic se construit toujours par comparaison sectorielle et par évolution dans le temps, jamais sur un signe isolé.

La fiche P6.03 vous apprend à :
  • Construire le bilan fonctionnel à partir du bilan comptable, en valeurs brutes
  • Effectuer les retraitements clés : crédit-bail, effets escomptés non échus, concours bancaires courants
  • Calculer le FRNG, le BFR d'exploitation et hors exploitation, et la trésorerie nette
  • Vérifier l'identité TN = FRNG − BFR par les deux formules du fonds de roulement

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P6.04 · BTS CG

Les ratios de structure, de rotation et de rentabilité

Un ratio isolé ne diagnostique rien. Sa valeur ne vient jamais de son niveau absolu mais de deux comparaisons : dans le temps, sur trois exercices au moins, et dans l'espace, avec les entreprises du même secteur.

Un ratio isolé ne diagnostique rien. Sa valeur ne vient jamais de son niveau absolu mais de deux comparaisons : dans le temps, sur trois exercices au moins, et dans l'espace, avec les entreprises du même secteur.

Quatre familles de ratios

Les ratios de structure financière disent comment l'entreprise est financée (autonomie financière, taux d'endettement, capacité de remboursement) ; les ratios de liquidité mesurent la couverture des dettes à court terme ; les ratios de rotation convertissent les postes du bas de bilan en jours d'activité (stocks, délai clients, délai fournisseurs) ; les ratios de rentabilité opposent la rentabilité économique, indépendante du financement, à la rentabilité financière, qui inclut l'effet de la dette.

L'effet de levier, dans les deux sens

La formule à connaître : Rf = [Re + (Re − i) × D/CP] × (1 − t). Tant que la rentabilité économique dépasse le coût de la dette, l'endettement enrichit l'associé ; dès que l'écart s'inverse, le même mécanisme devient un effet de massue qui détruit les capitaux propres d'autant plus vite que le bras de levier est long. Sur le cas pratique de la SAS ARMONT, la rentabilité financière recule de 11,94 % à 8,40 % en un exercice, sous l'effet combiné d'une marge qui s'érode et d'un endettement qui s'alourdit — ce que révèle la décomposition de Du Pont en trois facteurs : marge, rotation de l'actif, levier financier.

La cohérence, avant tout

Un délai client se calcule toujours en rapprochant des créances toutes taxes comprises d'un chiffre d'affaires toutes taxes comprises, effets escomptés non échus inclus. Une erreur de base fausse le délai d'environ 20 %.

La fiche P6.04 vous apprend à :
  • Choisir la base de comparaison pertinente (temporelle, sectorielle) pour chaque ratio
  • Calculer les ratios de structure financière et de liquidité
  • Calculer les délais de rotation des stocks, des clients et des fournisseurs en cohérence TTC/HT
  • Distinguer rentabilité économique et rentabilité financière

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P6.05 · BTS CG

La rentabilité d'un investissement  VAN, TIR, délai de récupération

Un investissement ne se juge ni sur son prix, ni sur le résultat comptable qu'il promet, mais sur les flux de trésorerie qu'il libère et sur la date à laquelle il les libère. Actualiser , c'est refuser de confondre un euro de dans cinq ans avec un euro d'aujourd'hui.

Un investissement ne se juge ni sur son prix, ni sur le résultat comptable qu'il promet, mais sur les flux de trésorerie qu'il libère et sur la date à laquelle il les libère. Actualiser, c'est refuser de confondre un euro de dans cinq ans avec un euro d'aujourd'hui.

Capital investi et flux nets

Le capital investi additionne le prix d'achat, les frais accessoires de mise en service et le besoin en fonds de roulement initial — récupéré intégralement en fin de projet. Les flux nets de trésorerie se construisent à partir du résultat d'exploitation, diminué de l'impôt, puis augmenté des dotations aux amortissements, charges calculées et non décaissées : c'est le bouclier fiscal de l'amortissement.

Quatre critères, une hiérarchie

Sur le cas pratique de la SAS VALTHIER, un projet de ligne de conditionnement automatisée dégage, au taux de 8 %, une valeur actuelle nette (VAN) de 205 691 €, un indice de profitabilité de 1,3673, un taux interne de rentabilité (TIR) de 19,23 % et un délai de récupération actualisé de 4 ans et 20 jours — nettement plus long que le délai simple de 3 ans et 5 mois.

  • La VAN décide : elle maximise la richesse créée en euros ;
  • l'indice de profitabilité classe correctement sous contrainte de capital ;
  • le TIR mesure une marge de sécurité sur le taux d'actualisation ;
  • le délai de récupération mesure l'exposition, pas la rentabilité.

Tester la robustesse

Une analyse de sensibilité complète le calcul central : sur ce même projet, une baisse de 10 % du chiffre d'affaires ampute la VAN de 54 %, révélant un levier d'exploitation important qu'aucun calcul isolé n'aurait montré.

La fiche P6.05 vous apprend à :
  • Déterminer le capital investi d'un projet (prix, frais accessoires, besoin en fonds de roulement initial)
  • Construire les flux nets de trésorerie d'un projet d'investissement, dotations et impôt inclus
  • Calculer et interpréter la valeur actuelle nette et l'indice de profitabilité
  • Calculer le taux interne de rentabilité par interpolation linéaire

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P6.06 · BTS CG

Les modalités de financement de l'activité et de l'investissement

Un investissement rentable mal financé ruine son porteur aussi sûrement qu'un investissement non rentable. Une fois la rentabilité d'un projet établie, reste à répondre à une seconde question, entièrement distincte : avec quel argent ?

Un investissement rentable mal financé ruine son porteur aussi sûrement qu'un investissement non rentable. Une fois la rentabilité d'un projet établie, reste à répondre à une seconde question, entièrement distincte : avec quel argent ?

La règle d'équilibre

Un emploi stable se finance par une ressource stable : c'est la règle qui gouverne tout. Trois familles de ressources stables s'offrent à l'entreprise : les financements propres (autofinancement, augmentation de capital, subventions), l'endettement (emprunt indivis ou obligataire) et la location-financement (crédit-bail). Le coût d'un financement se mesure toujours après impôt : un emprunt à 4,50 % coûte réellement 3,375 % à une société imposée à 25 %.

Emprunt ou crédit-bail : un arbitrage chiffré

Sur le cas pratique de la SAS BELVANE, la comparaison des décaissements nets d'impôt actualisés à 6 % donne l'avantage à l'emprunt (431 147 €) sur le crédit-bail (442 832 €), soit un écart de 1,95 % du prix du bien — une différence réelle, mais qui peut être compensée par des critères non financiers : garanties exigées, préservation de la capacité d'endettement, protection contre l'obsolescence.

Vérifier que le montage tient : le plan de financement

Un projet peut être très rentable sur cinq ans et impossible à financer la deuxième année. Le plan de financement, tableau pluriannuel confrontant emplois et ressources durables, est le seul document qui fait apparaître ce décrochage — et la pièce centrale de tout dossier bancaire.

La fiche P6.06 vous apprend à :
  • Appliquer la règle d'équilibre financier au choix de financement d'un investissement
  • Distinguer financements propres, endettement bancaire et crédit-bail
  • Construire un tableau d'amortissement d'emprunt et calculer son coût réel après impôt
  • Comparer chiffrer un emprunt et un crédit-bail en décaissements nets d'impôt actualisés

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P6.07 · BTS CG

Le tableau de financement

Le bilan dit où l'entreprise en est ; le tableau de financement dit comment elle y est arrivée. Deux parties, une seule variation de fonds de roulement, et une convention de signes qui coûte plus de points que tout le reste.

Le bilan dit où l'entreprise en est ; le tableau de financement dit comment elle y est arrivée. Deux parties, une seule variation de fonds de roulement, et une convention de signes qui coûte plus de points que tout le reste.

Deux parties, une même variation

La première partie confronte les emplois stables de l'exercice (dividendes versés, acquisitions d'immobilisations, remboursements de dettes financières) aux ressources durables (capacité d'autofinancement, cessions, augmentation de capital, nouvelles dettes). L'écart est la variation du fonds de roulement net global. La seconde partie explique cette même variation par le bas du bilan, poste par poste classé en besoin ou en dégagement. Les deux parties donnent le même montant en sens inverse — ce n'est pas une coïncidence, c'est l'identité du bilan fonctionnel écrite en variations, et le contrôle qui valide tout le travail.

Six précautions qui décident du résultat

Trois d'entre elles pèsent le plus lourd : raisonner en montants bruts et non en variations de postes nets, retenir les cessions au prix de cession et non à la valeur nette comptable, exclure les concours bancaires courants des dettes financières. Sur le cas pratique de la SAS ARDENNE MÉTAL, une ressource nette de 88 000 € en première partie se retrouve exactement en emploi net de 88 000 € en seconde partie — la concordance est établie, mais elle révèle un effet de ciseaux : le besoin en fonds de roulement progresse de 51,8 % quand le chiffre d'affaires ne progresse que de 20 %.

Une obligation légale encore en vigueur

L'article L. 232-2 du code de commerce impose ce tableau aux sociétés dépassant 300 salariés ou 18 M€ de chiffre d'affaires, indépendamment des évolutions du plan comptable général.

La fiche P6.07 vous apprend à :
  • Construire la première partie du tableau (emplois stables / ressources durables)
  • Construire la seconde partie (variation d'exploitation, hors exploitation, trésorerie)
  • Vérifier la concordance entre les deux parties du tableau
  • Appliquer les précautions de construction : montants bruts, prix de cession, concours bancaires exclus

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P6.08 · BTS CG

Le tableau des flux de trésorerie

Une entreprise rentable peut mourir de trésorerie. Le tableau des flux de trésorerie abandonne le fonds de roulement pour l'argent réellement encaissé, range tous les mouvements en trois fonctions, et se conclut sur un montant que l'on peut rapprocher d'un relevé bancaire.

Une entreprise rentable peut mourir de trésorerie. Le tableau des flux de trésorerie abandonne le fonds de roulement pour l'argent réellement encaissé, range tous les mouvements en trois fonctions, et se conclut sur un montant que l'on peut rapprocher d'un relevé bancaire.

Trois fonctions économiques

Tous les mouvements de l'exercice se classent en flux liés à l'activité, flux d'investissement et flux de financement. Leur somme algébrique est la variation de la trésorerie — le seul agrégat de l'analyse financière que l'on puisse vérifier auprès d'un tiers, contrairement au fonds de roulement, qui n'est jamais qu'une différence calculée entre deux masses de bilan.

Le flux net de trésorerie généré par l'activité

C'est le cœur du document : il part de la capacité d'autofinancement, puis la corrige de la variation du besoin en fonds de roulement lié à l'activité. Sur le cas pratique de la SAS BEAUMONT HYDRO, une CAF de 474 000 € ne se traduit que par un flux net d'activité de 302 000 € — l'écart de 172 000 € est exactement ce que le cycle d'exploitation a immobilisé. L'excédent de trésorerie d'exploitation (ETE), égal à l'EBE diminué de la variation du BFR d'exploitation, complète le diagnostic : ici, il ne représente que 70,97 % de l'EBE, signe que près de trois euros de richesse sur dix restent immobilisés dans le cycle.

Huit profils, un cycle de vie

La combinaison des signes des trois flux se lit comme un diagnostic instantané : le profil + − + décrit une croissance financée par des tiers, le profil + − − la maturité rentable, le profil − + − le déclin. Sur BEAUMONT HYDRO, la trésorerie progresse de 64 000 € — mais cette amélioration ne doit rien à l'exploitation : elle est le résidu d'un financement externe supérieur au besoin de l'exercice.

La fiche P6.08 vous apprend à :
  • Distinguer le tableau des flux de trésorerie et le tableau de financement
  • Calculer le flux net de trésorerie généré par l'activité par la méthode indirecte
  • Calculer et interpréter l'excédent de trésorerie d'exploitation (ETE) comme indicateur de bascule
  • Construire les flux d'investissement et de financement en tenant compte des décalages de règlement

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