PARTICIPER À LA GESTION DES RISQUES DE LA PME
Participer à la gestion des risques de la PME — les fiches TabloNoir du module.
Le bloc E5 participe à la gestion des risques : veille, travail en mode projet, démarche de gestion des risques, trésorerie, risques financiers, prévention des risques professionnels et démarche qualité.
Les 7 notions du module
La veille informationnelle
Le travail en mode projet
La démarche de gestion des risques
La gestion de la trésorerie
Les risques financiers et le financement du cycle d'exploitation
La prévention des risques professionnels (santé-sécurité)
La démarche qualité, les normes et la certification
La veille informationnelle
Un concurrent qui casse ses prix, une norme qui se prépare, un fournisseur qui vacille : dans une PME, ce qui menace l'activité se voit souvent avant de frapper, à condition de savoir regarder au bon endroit.
Un concurrent qui casse ses prix, une norme qui se prépare, un fournisseur qui vacille : dans une PME, ce qui menace l'activité se voit souvent avant de frapper, à condition de savoir regarder au bon endroit. C'est tout l'objet de la veille informationnelle, premier maillon de la gestion des risques du Bloc 2.
La fiche GPME E5.01 installe une distinction essentielle : la veille n'est pas une recherche ponctuelle qui répond à une question fermée, mais une surveillance continue et organisée de l'environnement de l'entreprise, selon la norme AFNOR XP X50-053. Elle capte les signaux faibles — cette notion due à Igor Ansoff (1975) désignant une information encore fragmentaire qui annonce un changement à venir. Cinq types de veille se complètent : concurrentielle, commerciale, juridique/réglementaire, technologique et sociétale — car les vraies ruptures viennent rarement de là où on les attend.
La fiche détaille aussi les sources (primaires versus secondaires, gratuites versus payantes), les outils d'automatisation accessibles à une PME sans budget (alertes Google, flux RSS, opérateurs booléens), et surtout le cycle de veille en cinq étapes : cibler, collecter, traiter, analyser, diffuser. Un cas pratique illustre comment une petite menuiserie transforme, pour 0 € et vingt minutes par semaine, une veille ciblée en décisions concrètes — sécuriser un tarif fournisseur avant une hausse, ou saisir l'opportunité d'un marché qui s'ouvre.
Le piège le plus fréquent que la fiche pointe est l'infobésité : multiplier les alertes sans jamais les lire. La parade tient en une règle simple, martelée tout au long du cours : cibler avant de collecter, et recouper systématiquement au moins deux sources avant de croire une information — surtout si elle vient d'une intelligence artificielle.
EN BREF — L'ESSENTIEL • La veille informationnelle est la surveillance continue et organisée de l'environnement de la PME : recueillir, trier, analyser puis diffuser l'information utile pour anticiper ce qui va peser sur l'entreprise. Dans le bloc 2, elle est le premier maillon de la gestion des risques : bien informé, le gestionnaire voit venir la menace — un concurrent qui casse les prix, une norme qui change, un fournisseur qui vacille — et repère l'opportunité — un marché qui s'ouvre, une aide nouvelle, un besoin client émergent — avant qu'il ne soit trop tard. La veille se distingue de la recherche ponctuelle : ce n'est pas chercher une réponse une seule fois, mais garder un radar allumé en permanence, attentif aux signaux faibles. Elle se décline en cinq types (concurrentielle, commerciale, juridique, technologique, sociétale), s'appuie sur des sources hiérarchisées par leur fiabilité et sur des outils simples (alertes, flux RSS, bases de données), et suit un cycle en cinq temps : cibler, collecter, traiter, analyser, diffuser. Dans une PME, l'enjeu n'est pas la sophistication mais la régularité : un dispositif léger, tenu chaque semaine, vaut mieux qu'un outil savant vite abandonné.
- Distinguer la veille informationnelle de la recherche ponctuelle et comprendre la notion de signal faible
- Identifier les cinq types de veille (concurrentielle, commerciale, juridique, technologique, sociétale) utiles à une PME
- Choisir des sources fiables en distinguant primaire/secondaire et gratuit/payant
- Mettre en œuvre le cycle de veille en cinq étapes : cibler, collecter, traiter, analyser, diffuser
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Le travail en mode projet
Installer un nouveau logiciel de facturation, réorganiser un service, monter une journée portes ouvertes : dans une PME, chaque changement bouscule l'activité courante et devient, en soi, une source de risque. Le mode projet est la méthode qui le sécurise, de la première idée jusqu'au bilan final.
Installer un nouveau logiciel de facturation, réorganiser un service, monter une journée portes ouvertes : dans une PME, chaque changement bouscule l'activité courante et devient, en soi, une source de risque. Le mode projet est la méthode qui le sécurise, de la première idée jusqu'au bilan final.
La fiche GPME E5.02 pose d'abord la notion de projet : un effort temporaire, à livrable unique, mobilisant des ressources contraintes — à l'opposé de l'activité courante qui se répète sans fin. Tout projet est tenu par une triple contrainte — délai, coût, qualité — qui encadre le périmètre : on ne peut jamais optimiser les trois à la fois. Cadrer le projet passe par une note de cadrage et un objectif rendu SMART (Spécifique, Mesurable, Atteignable, Réaliste, Temporel), véritable boussole qui évite les dérives de périmètre.
Le cours détaille ensuite les rôles (commanditaire, chef de projet, équipe, parties prenantes cartographiées selon leur pouvoir et leur intérêt), la planification par découpage en tâches (WBS), antériorités, jalons et diagramme de Gantt, puis le pilotage par indicateurs et la gestion des aléas — chaque imprévu étant évalué en probabilité × impact, exactement comme dans la démarche générale de gestion des risques. Un cas pratique suit le déploiement d'un logiciel de facturation dans une menuiserie, du cadrage jusqu'à la mise en service, avec quatre jours d'avance et un budget tenu.
La fiche insiste sur un piège classique, l'« effet tunnel » : lancer le projet et ne rien montrer avant la livraison, au risque de découvrir les écarts trop tard. La parade est simple — des points d'avancement réguliers — et la clôture, souvent négligée, se conclut toujours par un retour d'expérience (REX) qui capitalise les leçons pour le projet suivant.
EN BREF — L'ESSENTIEL • Dans une PME, tout changement — installer un nouveau logiciel, réorganiser un service, lancer un site, monter un salon — bouscule l'activité courante et devient une source de risque : délais qui glissent, budget qui dérape, salariés déboussolés, clients perturbés. Le mode projet est la réponse méthodique à ce risque. Il consiste à traiter une action non répétitive comme un projet : un objectif clair, un début et une fin, des moyens comptés. Là où l'activité courante se répète, le projet est unique et temporaire ; il doit donc être cadré, planifié, piloté puis clôturé pour ne pas partir à la dérive. Pour le gestionnaire de PME, savoir travailler en mode projet, c'est savoir sécuriser un changement : formuler l'objectif, découper le travail en tâches, mobiliser les bonnes parties prenantes, suivre l'avancement et réagir aux aléas. Cette fiche déroule la démarche complète — de la note de cadrage au bilan — appliquée aux petits projets d'une PME, tels qu'ils sont attendus à l'épreuve E5.
- Distinguer un projet d'une activité courante et identifier la triple contrainte délai-coût-qualité
- Rédiger une note de cadrage et formuler un objectif SMART
- Distinguer les rôles du commanditaire, du chef de projet, de l'équipe et des parties prenantes
- Découper un projet en tâches (WBS), fixer les antériorités et construire un diagramme de Gantt
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La démarche de gestion des risques
Un impayé, une panne de machine, une cyberattaque, un départ imprévu : une PME est exposée en permanence, et c'est souvent l'assistant de gestion qui, faute de service dédié, repère, alerte et suit ces menaces. La fiche pivot du Bloc 2 installe la méthode qui rend tous ces risques maîtrisables.
Un impayé, une panne de machine, une cyberattaque, un départ imprévu : une PME est exposée en permanence, et c'est souvent l'assistant de gestion qui, faute de service dédié, repère, alerte et suit ces menaces. La fiche pivot du Bloc 2 installe la méthode qui rend tous ces risques maîtrisables.
GPME E5.03 commence par une nuance essentielle pour l'épreuve E5 : un risque n'est pas un problème. Le problème est déjà là ; le risque, lui, est potentiel — toute la valeur de la démarche tient dans cette différence, agir avant plutôt que subir. La fiche recense sept grandes familles de risques (opérationnels, financiers, juridiques, humains, informatiques, image, environnementaux), avec une attention particulière portée à la dépendance (à un client, un fournisseur, un homme-clé) et au risque numérique, longtemps sous-estimé par les petites structures.
Le cœur méthodologique, inspiré de la norme ISO 31000, tient en cinq étapes enchaînées : identifier, évaluer, hiérarchiser, traiter, suivre. L'évaluation croise probabilité et gravité pour obtenir la criticité, hiérarchisée dans une matrice qui distingue trois zones (rouge, orange, verte). Le traitement mobilise quatre stratégies, les « 4T » : éviter, réduire, transférer, accepter — combinables selon l'appétence au risque de l'entreprise. Un cas pratique suit une menuiserie de 18 salariés confrontée à une forte dépendance client et à une sauvegarde de données défaillante, deux risques cotés en zone rouge et traités en quinze jours.
Le piège le plus redouté est le « registre-tiroir » : une cartographie belle mais jamais relue, qui ne protège de rien. La fiche rappelle qu'un registre n'a de valeur que prolongé par un plan d'actions daté et responsabilisé, revu périodiquement — et que cette démarche générale ne remplace pas les outils réglementaires spécifiques comme le DUERP, propre à la prévention des risques professionnels.
EN BREF — L'ESSENTIEL • Le bloc 2 du BTS GPME — « Participer à la gestion des risques de la PME » — fait du gestionnaire un acteur de la prévention, aux côtés du dirigeant. Une PME est exposée en permanence : un client qui ne paie pas, une machine qui tombe en panne, une cyberattaque, un départ imprévu, un contrôle réglementaire. Faute de service dédié, c'est souvent l'assistant de gestion qui repère, alerte et suit ces menaces. Cette fiche est la fiche pivot du bloc : elle installe la méthode, inspirée de la norme ISO 31000, qui structure toute la démarche en cinq temps — identifier, évaluer, hiérarchiser, traiter, suivre. Son cœur est la criticité (probabilité × gravité) et sa traduction visuelle, la cartographie des risques. Autour d'elle gravitent les fiches spécialisées du bloc : la veille, le mode projet, la trésorerie, les risques financiers, la prévention, la qualité. Règle d'or : on ne supprime pas le risque, on le rend visible, hiérarchisé et maîtrisé.
- Distinguer un risque d'un problème et identifier ses trois composantes : aléa, probabilité, gravité
- Reconnaître les sept familles de risques d'une PME et leurs interactions
- Calculer une criticité (probabilité × gravité) et situer un risque dans la matrice de hiérarchisation
- Choisir une stratégie de traitement parmi les 4T : éviter, réduire, transférer, accepter
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La gestion de la trésorerie
Une PME peut afficher un joli bénéfice et se retrouver, un matin, incapable de payer ses salaires : rentable ne veut pas dire solvable. C'est tout l'enjeu de la gestion de la trésorerie, qui tient à distance le risque le plus redouté d'une petite structure — l'illiquidité.
Une PME peut afficher un joli bénéfice et se retrouver, un matin, incapable de payer ses salaires : rentable ne veut pas dire solvable. C'est tout l'enjeu de la gestion de la trésorerie, qui tient à distance le risque le plus redouté d'une petite structure — l'illiquidité.
La fiche GPME E5.04 pose d'abord une distinction fondatrice : le résultat comptable mesure un enrichissement à la date de facturation, tandis que la trésorerie mesure les liquidités réellement disponibles, à la date de règlement. Une entreprise dont les clients paient à 60 jours pendant qu'elle règle ses fournisseurs à 30 jours peut voir sa trésorerie s'assécher malgré un bénéfice réel — jusqu'à la cessation des paiements, à déclarer sous 45 jours selon l'article L.631-1 du Code de commerce.
L'outil central est le budget de trésorerie : un tableau mensuel qui recense tous les encaissements et décaissements en TTC, placés à leur date de règlement — et non de facture, piège classique du gestionnaire débutant. Le plan de trésorerie applique une règle unique, solde initial + encaissements − décaissements = solde final, ce solde étant reporté chaque mois. Un cas pratique suit une PME de négoce dont le budget de mars bascule en position déficitaire à cause du règlement d'une machine coïncidant avec un creux saisonnier des ventes — repéré dès janvier, ce trou de trésorerie laisse deux mois pour réagir.
Face à un déficit, la fiche détaille les outils de financement à court terme (découvert, escompte, cession Dailly, affacturage) ; face à un excédent, les placements adaptés selon la règle sécurité > liquidité > rendement. Elle rappelle enfin qu'un investissement durable ne doit jamais être financé par la seule trésorerie courante — une cause fréquente d'illiquidité en PME.
EN BREF — L'ESSENTIEL • La trésorerie est l'argent réellement disponible d'une PME : le solde de ses comptes bancaires et de sa caisse. La maîtriser, c'est éviter le risque d'illiquidité — se retrouver sans liquidités pour payer un fournisseur, un salaire ou une échéance, alors même que l'entreprise est rentable. Car le résultat (le bénéfice) et la trésorerie (le disponible) ne se confondent pas : une vente crée un produit dès la facturation, mais n'apporte de l'argent qu'au règlement. L'outil central est le budget de trésorerie : mois par mois, on recense les encaissements et les décaissements prévus, tous en TTC, placés à leur date de règlement. Le plan de trésorerie applique alors une règle unique : solde initial + encaissements − décaissements = solde final, ce solde final étant reporté en solde initial du mois suivant. On lit ainsi la position de trésorerie à venir : un excédent se place, un déficit se couvre (découvert, escompte, affacturage). Anticiper, c'est se donner le temps d'agir avant la panne de liquidités.
- Distinguer le résultat comptable de la trésorerie et comprendre le risque d'illiquidité
- Construire un budget de trésorerie en TTC, en plaçant chaque flux à sa date de règlement
- Appliquer la règle du report du solde pour établir un plan de trésorerie mensuel
- Identifier une position déficitaire à l'avance et proposer un financement à court terme adapté
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Les risques financiers et le financement du cycle d'exploitation
Entre le moment où elle paie ses fournisseurs et celui où elle encaisse ses clients, une PME avance en permanence de l'argent. Mesurer ce besoin, couvrir le risque que le client ne paie pas et financer le cycle au meilleur coût : voilà le cœur du risque financier d'exploitation.
Entre le moment où elle paie ses fournisseurs et celui où elle encaisse ses clients, une PME avance en permanence de l'argent. Mesurer ce besoin, couvrir le risque que le client ne paie pas et financer le cycle au meilleur coût : voilà le cœur du risque financier d'exploitation.
La fiche GPME E5.05 détaille le cycle d'exploitation — acheter, stocker, vendre, encaisser — et le décalage qu'il crée : ce besoin structurel porte un nom, le besoin en fonds de roulement (BFR), calculé comme (stocks + créances clients) − dettes fournisseurs. Ce besoin est couvert par le fonds de roulement net global (FRNG) ; ce qu'il ne couvre pas se lit dans la trésorerie nette (FRNG − BFR), signal d'alerte quand elle reste durablement négative. La fiche montre aussi comment agir sur les trois leviers du BFR, mesurés en jours : accélérer la rotation des stocks, réduire le délai clients, négocier des délais fournisseurs plus longs.
S'ajoute le risque client, sous deux formes : l'impayé (coûteux, puisqu'il faut réaliser un chiffre d'affaires bien supérieur pour le compenser) et la concentration sur un client unique. Le cadre légal des délais de paiement (loi LME, plafond de 60 jours ou 45 jours fin de mois) encadre ce risque, complété par des moyens de prévention concrets : acompte, assurance-crédit, clause de réserve de propriété.
Pour financer le cycle, la fiche détaille deux familles d'outils : les crédits souples (découvert, facilité de caisse, crédit de campagne) et la mobilisation des créances (escompte, cession Dailly, affacturage), en insistant sur le coût réel du crédit — le TAEG, qui seul permet de comparer deux offres. Un cas chiffré montre comment réduire le délai clients de 45 à 30 jours libère 20 000 € de trésorerie, sans emprunter un centime : le premier levier reste toujours de réduire le BFR avant de financer.
EN BREF — L'ESSENTIEL • Le cycle d'exploitation d'une PME — acheter, stocker, vendre, encaisser — crée un décalage : l'entreprise paie ses fournisseurs et immobilise de l'argent dans son stock avant d'encaisser ses clients. Ce décalage engendre un besoin de financement permanent, le besoin en fonds de roulement (BFR) : BFR = actif circulant d'exploitation − passif circulant d'exploitation, soit pour l'essentiel (stocks + créances clients) − dettes fournisseurs. Ce besoin est couvert par le fonds de roulement net global (FRNG) ; ce qu'il ne couvre pas se lit dans la trésorerie nette : Trésorerie nette = FRNG − BFR. À ce risque de financement s'ajoute le risque client : l'impayé (le client règle mal ou pas) et la concentration (trop dépendre d'un seul client). Le gestionnaire dispose de deux familles de réponses : financer le cycle à court terme (découvert, facilité de caisse, escompte d'effets, affacturage, cession Dailly, crédit de campagne) en surveillant le coût du crédit, et prévenir le risque client (assurance-crédit, acompte, clause de réserve de propriété). Maîtriser ces risques financiers, c'est garder la PME solvable tout en la finançant au moindre coût.
- Comprendre le cycle d'exploitation et le décalage qui engendre le besoin en fonds de roulement
- Calculer le BFR, le FRNG et la trésorerie nette à partir d'un bilan simplifié
- Identifier les leviers de réduction du BFR : stocks, créances clients, dettes fournisseurs
- Distinguer l'impayé et la concentration client, et connaître les délais légaux de paiement (loi LME)
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La prévention des risques professionnels (santé-sécurité)
Protéger la santé et la sécurité des salariés n'est pas une option pour l'employeur : c'est une obligation légale, posée par l'article L.4121-1 du Code du travail. Dans une PME, où le dirigeant est proche du terrain, c'est souvent le gestionnaire qui l'assiste concrètement dans cette mission.
Protéger la santé et la sécurité des salariés n'est pas une option pour l'employeur : c'est une obligation légale, posée par l'article L.4121-1 du Code du travail. Dans une PME, où le dirigeant est proche du terrain, c'est souvent le gestionnaire qui l'assiste concrètement dans cette mission.
La fiche GPME E5.06 explique que cette obligation, longtemps qualifiée de résultat, est devenue une obligation de moyens renforcée depuis l'arrêt Air France (Cass. soc., 25 novembre 2015) : l'employeur peut s'exonérer s'il démontre avoir mis en œuvre l'ensemble des mesures de prévention prévues par la loi. À l'inverse, un manquement révélant une conscience du danger peut être qualifié de faute inexcusable, avec une réparation majorée. La prévention devient ainsi un véritable bouclier juridique autant qu'humain.
Le cours structure l'action autour des neuf principes généraux de prévention (article L.4121-2), qui hiérarchisent l'effort du plus efficace (éviter, combattre à la source) au moins efficace (l'équipement de protection individuelle, en dernier recours). L'outil central reste le DUERP (document unique d'évaluation des risques professionnels), obligatoire dès le premier salarié, qui recense les dangers par unité de travail — chutes, TMS, agents CMR, risques psychosociaux compris — et débouche sur un plan d'action. Un cas pratique suit une menuiserie de 18 salariés qui reprend son DUERP, coté par gravité et fréquence, avant une visite de l'inspection du travail.
La fiche rappelle enfin les acteurs qui gravitent autour de cette démarche : le CSE, la médecine du travail, l'inspection du travail et la CARSAT, ainsi que le traitement obligatoire d'un accident du travail — déclaration sous 48 heures, analyse, mise à jour du document unique. Un accident analysé, souligne la fiche, est un accident qui ne se reproduit pas.
EN BREF — L'ESSENTIEL • La santé-sécurité au travail repose sur une obligation légale de l'employeur, posée par l'article L.4121-1 du Code du travail : prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs. C'est une obligation de moyens renforcée : prévenir effectivement protège aussi juridiquement l'entreprise. La prévention suit une logique claire — agir avant l'accident plutôt que réparer après — structurée par les neuf principes généraux de prévention (L.4121-2), qui hiérarchisent l'action : d'abord éviter et combattre le risque à la source, protéger collectivement, et ne recourir à l'EPI qu'en dernier. L'outil central est le DUERP (document unique d'évaluation des risques professionnels), obligatoire dès le premier salarié : il recense les risques par unité de travail — physiques, chimiques (CMR), TMS, chutes, RPS —, les cote (gravité × probabilité) et débouche sur un plan d'action. Autour de l'employeur gravitent des acteurs clés : CSE, médecine du travail, inspection du travail et CARSAT. Cette fiche outille le gestionnaire de PME pour participer à la prévention — cœur de l'épreuve E5.
- Connaître le fondement légal de l'obligation de sécurité de l'employeur (L.4121-1) et sa portée juridique
- Distinguer danger et risque, et identifier les principales familles de risques professionnels (TMS, CMR, RPS)
- Appliquer les neuf principes généraux de prévention dans leur ordre hiérarchique
- Construire et actualiser un DUERP par unité de travail, avec cotation gravité × fréquence
Pour aller au bout de la notion : la fiche E5.06 en détail · la fiche complète sur la boutique — 4,99 €
La démarche qualité, les normes et la certification
Satisfaire durablement le client, au meilleur coût : la démarche qualité n'est pas un supplément d'âme réservé aux grandes entreprises, c'est un levier concret de maîtrise des risques, capable de prévenir des défaillances avant qu'elles ne coûtent cher à une PME.
Satisfaire durablement le client, au meilleur coût : la démarche qualité n'est pas un supplément d'âme réservé aux grandes entreprises, c'est un levier concret de maîtrise des risques, capable de prévenir des défaillances avant qu'elles ne coûtent cher à une PME.
La fiche GPME E5.07 définit la qualité comme l'aptitude d'un produit ou d'un service à satisfaire des exigences, selon l'ISO 9000, en combinant conformité (respect des spécifications) et satisfaction du client. Son contraire, la non-qualité, a un coût mesurable — le COQ, coût d'obtention de la qualité — souvent évalué entre 5 % et 20 % du chiffre d'affaires : un gisement d'économie considérable pour une petite structure. Une règle empirique classique l'illustre : un défaut corrigé en prévention coûte 1, en détection interne 10, mais découvert par le client 100.
Le moteur de la démarche est l'amélioration continue, structurée par le PDCA (roue de Deming : Plan, Do, Check, Act) et l'esprit Kaizen — de petites améliorations quotidiennes proposées par ceux qui font le travail. Trois outils simples soutiennent l'analyse : le diagramme d'Ishikawa (5M) pour rechercher les causes, le diagramme de Pareto (règle des 80/20) pour prioriser, et le logigramme pour clarifier un processus. Un cas pratique suit une PME de mobilier sur mesure qui réduit ses réclamations de 58 % en un trimestre, simplement en appliquant Pareto puis Ishikawa puis PDCA — sans investissement ni embauche.
La fiche présente enfin le cadre normatif : l'ISO 9001:2015, seule norme certifiable de la famille, bâtie sur sept principes et l'approche processus, et la chaîne de confiance qui va du COFRAC (qui accrédite les organismes certificateurs) à la certification de l'entreprise elle-même — une distinction essentielle, souvent confondue, entre certification et accréditation.
EN BREF — L'ESSENTIEL • La qualité est l'aptitude d'un produit ou d'un service à satisfaire les besoins du client, exprimés comme implicites. Elle a deux visages : la conformité (respecter les spécifications) et la satisfaction (répondre au besoin réel). Son contraire, la non-qualité, coûte cher : rebuts, retouches, réclamations, clients perdus — les coûts de non-qualité pèsent lourd sur une PME. Pour la maîtriser, l'entreprise engage une démarche qualité, c'est-à-dire une recherche d'amélioration continue structurée par la roue de Deming (PDCA) et l'esprit Kaizen. Elle s'appuie sur des outils simples — Ishikawa (5M), Pareto (80/20), logigramme — et sur des normes issues de la normalisation (ISO au niveau mondial, AFNOR en France). La norme reine du management de la qualité est l'ISO 9001 (version 2015 en vigueur), bâtie sur sept principes et l'approche processus. L'entreprise peut faire reconnaître sa conformité par une certification, délivrée par un organisme certificateur lui-même accrédité par le COFRAC. Pour le gestionnaire de PME, la qualité est un levier de maîtrise des risques : elle prévient les défaillances avant qu'elles ne coûtent.
- Définir la qualité en distinguant conformité et satisfaction, et chiffrer les coûts de non-qualité
- Appliquer le cycle PDCA (roue de Deming) et l'esprit Kaizen dans une démarche d'amélioration continue
- Utiliser les outils Ishikawa (5M) et Pareto (80/20) pour analyser et prioriser un problème qualité
- Situer l'ISO 9001:2015 dans la normalisation (ISO, AFNOR) et connaître ses sept principes
Pour aller au bout de la notion : la fiche E5.07 en détail · la fiche complète sur la boutique — 4,99 €
7 fiches complètes en BTS GPME
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