GESTION DE PROJET
Gestion de projet — les fiches TabloNoir du module.
Le bloc E5 conduit les projets : cadrage, diagnostic et parties prenantes, planification, budget, pilotage, veille, communication — et l'ouverture aux méthodes agiles et à la conduite du changement.
Les 8 notions du module
Le cadrage du projet
Le diagnostic et les parties prenantes du projet
La planification du projet
Le budget et le suivi budgétaire
Le pilotage du projet
La veille informationnelle
La communication du projet
Les méthodes agiles et la conduite du changement
Le cadrage du projet
Un projet commence toujours par une idée floue — « il faudrait changer de logiciel », « organisons un séminaire ». Le cadrage est l'étape qui transforme cette intention en projet clair, compris de la même façon par tous avant de s'engager.
Un projet commence toujours par une idée floue — « il faudrait changer de logiciel », « organisons un séminaire ». Le cadrage est l'étape qui transforme cette intention en projet clair, compris de la même façon par tous avant de s'engager.
Cette fiche déroule les trois questions incontournables du cadrage — que veut-on faire, pourquoi le faire, avec quoi le faire — puis la grille QQOQCCP qui permet de n'oublier aucune dimension. Elle explique comment rédiger une note de cadrage, ce document de deux à quatre pages qui sert de boussole à tout le projet, et pourquoi une note validée par le commanditaire vaut contrat de départ.
On y retrouve aussi le triangle Qualité-Coût-Délai et la méthode des objectifs SMART, deux outils qui évitent les malentendus sur ce qu'on cherche vraiment à atteindre. Une large part est consacrée au périmètre et à son revers, l'anti-scope — la liste de ce qui n'est volontairement pas dans le projet — véritable rempart contre le scope creep, ce piège où chaque petit ajout finit par faire exploser le budget et les délais. Cahier des charges fonctionnel, appel d'offres, charte de projet et business case complètent la boîte à outils, avec un calcul de retour sur investissement (ROI) simple et concret.
Un cas pratique suit Léa, assistante de direction, chargée de cadrer un séminaire d'entreprise : elle y applique chaque outil, du QQOQCCP à la note de cadrage signée, pour transformer une phrase vague de la direction en projet maîtrisé, dans les temps et dans le budget.
EN BREF — L'ESSENTIEL • Un projet naît toujours d'une idée floue : « il faudrait changer de logiciel », « organisons un séminaire ». Cadrer, c'est transformer cette idée en projet clair, compris de la même façon par tous avant de se lancer. Le cadrage répond à trois questions : quoi faire, pourquoi le faire, avec quoi (temps, argent, personnes). Il aboutit à des documents qui engagent : la note de cadrage, le cahier des charges, puis la charte de projet et le business case qui justifie l'investissement. En BTS SAM, l'assistant n'est pas le chef de projet : il prépare, formalise et coordonne — il rédige la note de cadrage, met en forme le cahier des charges, lance l'appel d'offres, suit les jalons. Bien cadrer, c'est éviter le pire ennemi du projet : le périmètre qui dérive, faute d'avoir écrit au départ ce qui était dans le projet et ce qui n'y était pas.
- Distinguer les questions clés du cadrage : quoi, pourquoi, avec quoi
- Rédiger une note de cadrage structurée avec la grille QQOQCCP
- Reformuler un objectif de projet selon la méthode SMART
- Identifier la contrainte dominante du triangle Qualité-Coût-Délai
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Le diagnostic et les parties prenantes du projet
Avant de planifier un projet, encore faut-il savoir sur quel terrain on avance et avec qui. Cette fiche pose les deux réflexes qui précèdent toute planification : situer le projet dans son cycle de vie, puis analyser en profondeur son environnement et ses acteurs.
Avant de planifier un projet, encore faut-il savoir sur quel terrain on avance et avec qui. Cette fiche pose les deux réflexes qui précèdent toute planification : situer le projet dans son cycle de vie, puis analyser en profondeur son environnement et ses acteurs.
Le cycle de vie du projet se décompose en cinq phases — initiation, planification, exécution, pilotage, clôture — et savoir s'y repérer permet de comprendre ce qui reste à faire. Le diagnostic, lui, regarde dans deux directions : en interne les forces et faiblesses de l'organisation, en externe les opportunités et menaces de l'environnement, le tout synthétisé dans une matrice SWOT tenant sur une seule page.
La fiche consacre ensuite une large part aux parties prenantes, définies selon Freeman comme tout groupe ou individu concerné par le projet. Elle explique comment les recenser sans en oublier (quatre axes : organisationnel, processus, géographique, temporel), puis comment les hiérarchiser grâce à la matrice Pouvoir/Intérêt de Mendelow. Enfin, l'analyse des champs de force de Kurt Lewin permet de comprendre pourquoi un changement rencontre des résistances — et pourquoi la bonne réponse consiste à lever les freins plutôt qu'à pousser plus fort.
Le cas pratique suit Inès, assistante RH, qui accompagne le déploiement d'un logiciel de gestion des congés : diagnostic SWOT, cartographie des acteurs et plan de communication ciblé lui permettent de désamorcer les résistances avant qu'elles n'éclatent.
EN BREF — L'ESSENTIEL • Un projet réussit rarement grâce à la seule technique : il réussit quand on a compris le terrain et embarqué les bonnes personnes. Avant de planifier, l'assistant aide à répondre à trois questions. Où en est le projet ? — c'est le cycle de vie, la suite des phases de l'initiation à la clôture. Sur quel terrain se lance-t-on ? — c'est le diagnostic interne (forces et faiblesses de l'organisation) et externe (opportunités et menaces), résumé dans un SWOT projet. Avec et contre qui ? — c'est l'analyse des parties prenantes : les recenser, les cartographier selon leur pouvoir et leur intérêt (matrice de Mendelow), puis comprendre les forces motrices et de résistance qui s'exercent sur le changement (Kurt Lewin). De cette lecture naît une stratégie d'engagement : mobiliser les alliés, convaincre les hésitants, négocier avec les opposants. Le rôle de l'assistant est clair : recenser les acteurs, tenir le registre et préparer la communication.
- Situer un projet dans son cycle de vie en cinq phases
- Construire un diagnostic interne/externe sous forme de matrice SWOT
- Recenser les parties prenantes d'un projet selon quatre axes
- Cartographier les acteurs avec la matrice Pouvoir/Intérêt de Mendelow
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La planification du projet
Une fois le projet cadré et ses acteurs identifiés, il faut passer du « quoi » au « quand » et au « qui » : c'est la planification. Cette fiche présente les quatre outils qui s'enchaînent pour construire un planning fiable, du découpage des tâches jusqu'au calcul des marges.
Une fois le projet cadré et ses acteurs identifiés, il faut passer du « quoi » au « quand » et au « qui » : c'est la planification. Cette fiche présente les quatre outils qui s'enchaînent pour construire un planning fiable, du découpage des tâches jusqu'au calcul des marges.
Tout part de l'organigramme des tâches (OTP / WBS), la décomposition arborescente du projet en lots de travail de plus en plus fins, gouvernée par la règle des 100 % et la règle « 8/80 ». Vient ensuite l'estimation des durées (par analogie, avis d'expert, estimation à trois points) et la pose des antériorités entre tâches, avant de visualiser le tout dans un diagramme de Gantt ponctué de jalons.
La fiche approfondit enfin le réseau PERT-MPM et le calcul du chemin critique : la plus longue suite de tâches sans marge, dont dépend la durée minimale du projet. Elle détaille la formule exacte de la marge totale (date au plus tard − date au plus tôt) et distingue lissage et nivellement pour gérer des ressources limitées. Un focus particulier est donné au rétroplanning, ce réflexe incontournable de l'assistant quand une date de fin est imposée : on remonte alors depuis le jour J pour trouver la date de lancement au plus tard.
Le cas pratique suit Léa, office manager, qui construit le rétroplanning d'un déménagement de service à date imposée, identifie le chemin critique et sait ainsi où concentrer sa vigilance sans s'affoler sur les tâches à marge.
EN BREF — L'ESSENTIEL • Une fois le projet cadré (SAM E5.01) et ses acteurs identifiés (SAM E5.02), il faut passer du « quoi » au « quand » et au « qui » : c'est la planification. L'assistant ne décide pas des arbitrages, mais il collabore : il prépare le découpage, tient le planning à jour et alerte dès qu'un retard menace la date. Quatre outils s'enchaînent : l'organigramme des tâches (OTP / WBS) découpe le travail ; l'estimation des durées et les antériorités l'ordonnent ; le diagramme de Gantt et ses jalons le rendent visible ; le réseau PERT-MPM en tire le chemin critique, la suite de tâches sans marge dont dépend la date finale. Notion clé de l'épreuve E5 : marge totale = date au plus tard − date au plus tôt. Et un réflexe d'assistant : le rétroplanning, qui construit le calendrier à rebours depuis une date imposée (jour J d'un événement, ouverture d'un salon).
- Découper un projet en tâches grâce à l'organigramme des tâches (OTP / WBS)
- Estimer des durées et poser des antériorités entre tâches
- Construire et lire un diagramme de Gantt avec ses jalons
- Calculer le chemin critique et les marges d'un réseau de tâches
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Le budget et le suivi budgétaire
Tout projet a un coût, et quelqu'un doit le tenir. Cette fiche suit le cycle de vie budgétaire complet d'un projet : chiffrer les postes de dépenses, suivre l'engagé et le réalisé, puis analyser les écarts pour rester dans l'enveloppe fixée.
Tout projet a un coût, et quelqu'un doit le tenir. Cette fiche suit le cycle de vie budgétaire complet d'un projet : chiffrer les postes de dépenses, suivre l'engagé et le réalisé, puis analyser les écarts pour rester dans l'enveloppe fixée.
La budgétisation part du recensement des postes de coûts — ressources humaines en jours-homme, achats, prestations, matériel — avec une insistance particulière sur le temps interne, souvent sous-estimé alors qu'il représente un coût réel. Le suivi distingue ensuite trois notions à ne jamais confondre : le budgété (ce qui était prévu), l'engagé (commande signée, pas encore facturée) et le réalisé (effectivement payé) — la distinction engagé/réalisé permettant d'anticiper une dérive avant qu'elle ne tombe en facture.
L'analyse des écarts (écart = réalisé − budgété) permet de repérer poste par poste d'où vient un dépassement. Mais un écart de coût ne se lit jamais seul : la fiche introduit la méthode de la valeur acquise (EVM), qui croise le coût réel avec l'avancement effectif du travail grâce aux indices CPI et SPI — un projet peut sembler « dans le budget » alors qu'il est en réalité en retard.
Le cas pratique chiffré suit Léa, office manager, qui calcule la valeur acquise d'un chantier de réaménagement à mi-parcours : ses indicateurs révèlent un surcoût et un retard invisibles à la simple lecture des factures, qu'elle remonte à temps à sa responsable.
EN BREF — L'ESSENTIEL • Tout projet a un coût, et quelqu'un doit le tenir. Dans une PME, une association, un service ou une collectivité, l'assistant ou l'office manager ne décide pas seul du budget, mais il collabore activement à son suivi : il chiffre les postes de dépenses, saisit les commandes, rapproche les factures, alerte dès qu'un écart apparaît. Cette fiche suit le cycle de vie budgétaire d'un projet. D'abord budgétiser : recenser les postes de coûts (ressources humaines en jours-homme, achats, prestations, matériel) et estimer leur montant. Ensuite suivre : distinguer ce qui est budgété, engagé et réalisé. Enfin analyser les écarts (écart = réalisé − budgété) et, pour aller plus loin, mesurer la performance avec la valeur acquise (EVM), qui croise coût, délai et avancement réel. Objectif de l'épreuve E5 : montrer qu'on sait garder un projet dans son enveloppe.
- Recenser les quatre grandes familles de postes de coûts d'un projet
- Chiffrer un budget de projet de bas en haut, en incluant le temps interne
- Distinguer budgété, engagé et réalisé dans le suivi d'un budget
- Calculer un écart budgétaire et l'interpréter (favorable / défavorable)
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Le pilotage du projet
Une fois le projet planifié, il faut le piloter : mesurer régulièrement l'écart entre le prévu et le réalisé, puis décider des ajustements. Cette fiche outille ce rôle de copilote que joue l'assistant au quotidien, entre indicateurs, tableau de bord et gestion des risques.
Une fois le projet planifié, il faut le piloter : mesurer régulièrement l'écart entre le prévu et le réalisé, puis décider des ajustements. Cette fiche outille ce rôle de copilote que joue l'assistant au quotidien, entre indicateurs, tableau de bord et gestion des risques.
Le pilotage s'appuie d'abord sur des indicateurs de performance (KPI) couvrant les trois dimensions du triangle qualité-coût-délai, réunis dans un tableau de bord tenant sur une seule page avec un repère en feu tricolore. La fiche présente aussi le management visuel (kanban, planning mural) qui rend l'avancement visible par tous sans effort.
Vient ensuite la matrice RACI, qui clarifie qui fait quoi sur chaque tâche selon quatre rôles — Responsable, Approbateur, Consulté, Informé — avec une règle absolue : un seul Approbateur par tâche. Le reporting et le comité de pilotage (COPIL) structurent ensuite la prise de décision périodique, du point d'équipe hebdomadaire au bilan mensuel avec la direction.
Enfin, la fiche détaille la gestion des risques : formuler un risque selon la logique SI/ALORS/CONSÉQUENCE, calculer sa criticité (probabilité × gravité) et choisir une stratégie de réponse — éviter, réduire, transférer ou accepter — dans un registre des risques vivant. Le cas pratique suit Léa qui prépare le COPIL mensuel d'un projet de nouveaux locaux : tableau de bord, RACI et registre des risques lui permettent d'éclairer une décision précise et chiffrée.
EN BREF — L'ESSENTIEL • Une fois le projet planifié, il faut le piloter : mesurer régulièrement l'écart entre ce qui était prévu et ce qui est réellement fait, puis décider des ajustements. Le pilotage repose sur des indicateurs de performance (KPI) couvrant trois dimensions — le coût, le délai et la qualité — réunis dans un tableau de bord lisible d'un coup d'œil. Il s'appuie aussi sur des rôles clairs (la matrice RACI), sur un reporting régulier présenté en comité de pilotage (COPIL), et sur un registre des risques où chaque menace est cotée par sa criticité = probabilité × gravité. L'assistant n'est pas le chef de projet, mais il en est le bras droit : il prépare le tableau de bord, tient la matrice RACI à jour, alimente le registre des risques et organise le COPIL. Cette fiche, au cœur du Bloc 2 évalué à l'épreuve E5, outille ce rôle de pilotage au quotidien (PME, association, service, collectivité).
- Construire des indicateurs de performance (KPI) sur les axes coût, délai, qualité
- Synthétiser le pilotage d'un projet dans un tableau de bord lisible en une minute
- Construire une matrice RACI en respectant la règle du A unique par tâche
- Préparer et animer un reporting régulier jusqu'au comité de pilotage (COPIL)
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La veille informationnelle
Conduire un projet, c'est décider dans un environnement qui bouge : une norme change, un concurrent lance une offre, un nouvel outil apparaît. La veille informationnelle est le moyen de ne pas être pris au dépourvu, en surveillant en continu ce qui peut affecter le projet.
Conduire un projet, c'est décider dans un environnement qui bouge : une norme change, un concurrent lance une offre, un nouvel outil apparaît. La veille informationnelle est le moyen de ne pas être pris au dépourvu, en surveillant en continu ce qui peut affecter le projet.
Cette fiche distingue d'abord la veille, processus continu et proactif, de la recherche ponctuelle, réactive et limitée à une question précise. Elle détaille les quatre types de veille — concurrentielle, réglementaire, technologique, sociétale — et insiste sur l'importance de cibler les besoins réels du projet plutôt que de « tout suivre ».
Le choix et l'évaluation des sources occupent une place centrale : primaire ou secondaire, interne ou externe, avec les quatre critères de fiabilité inspirés de la méthode CRAAP — autorité, actualité, objectivité, vérifiabilité. La règle d'or est de toujours remonter à la source primaire avant de diffuser une information. Côté outils, la fiche présente les opérateurs de recherche, les alertes, les flux RSS et les bases de données officielles qui automatisent la collecte.
Le cycle de veille — collecter, trier, traiter, diffuser — débouche sur deux livrables que l'assistant maîtrise : la note de synthèse et la revue de presse, toujours réalisés dans le respect du droit d'auteur, du RGPD et d'une déontologie de sourcing ouvert (OSINT). Le cas pratique suit Karim, assistant de direction, qui organise une veille à quatre axes pour préparer un projet de dématérialisation et alimenter le comité de pilotage.
EN BREF — L'ESSENTIEL • Conduire un projet, c'est décider dans un environnement qui bouge : une norme change, un concurrent lance une offre, un nouvel outil apparaît, les attentes des usagers évoluent. La veille informationnelle est le moyen de ne pas être pris au dépourvu : un processus continu et organisé de recherche, de collecte, de tri et de diffusion d'informations utiles sur cet environnement. Elle se distingue de la recherche ponctuelle : la veille est un radar permanent, pas une réponse à une question isolée. Pour l'assistant, quatre gestes structurent la démarche : cibler les besoins (que faut-il surveiller pour ce projet ?), choisir et évaluer les sources (fiables, à jour, vérifiables), outiller la collecte (opérateurs de recherche, alertes, flux RSS, réseaux professionnels) et diffuser un produit utile — une note de synthèse, une revue de presse pour le comité de pilotage. Le tout dans le respect du droit (droit d'auteur, RGPD) et d'une déontologie : des sources ouvertes, citées, jamais déformées. En BTS SAM, l'assistant n'espionne pas : il organise, filtre et restitue l'information au service du projet et du manager.
- Distinguer la veille informationnelle continue de la recherche ponctuelle
- Cibler les besoins de veille d'un projet selon les quatre axes concurrentiel, réglementaire, technologique et sociétal
- Évaluer la fiabilité d'une source selon les critères autorité, actualité, objectivité, vérifiabilité
- Utiliser les opérateurs de recherche et automatiser la collecte via alertes et flux RSS
Pour aller au bout de la notion : la fiche E5.06 en détail · la fiche complète sur la boutique — 4,99 €
La communication du projet
Un projet réussit d'abord parce qu'il est bien communiqué : selon le PMI, 56 % des sommes engagées dans les projets qui échouent le sont à cause d'une communication défaillante. Cette fiche fait de l'assistant le chef d'orchestre discret de cette communication, du kick-off à la clôture.
Un projet réussit d'abord parce qu'il est bien communiqué : selon le PMI, 56 % des sommes engagées dans les projets qui échouent le sont à cause d'une communication défaillante. Cette fiche fait de l'assistant le chef d'orchestre discret de cette communication, du kick-off à la clôture.
Tout part d'un plan de communication de projet qui organise à l'avance qui informe qui, sur quoi, par quel canal et à quel rythme, en pilotant quatre flux distincts : ascendant vers la direction, descendant vers l'équipe, transverse entre services, et externe vers les partenaires. Chaque action se cadre avec la méthode QQOQCP, déclinée en une ligne par action dans un plan de communication consolidé.
La fiche détaille ensuite les écrits-types de l'assistant — note d'information, compte rendu de réunion, reporting, newsletter — et les temps oraux qui structurent le projet : la réunion de lancement (kick-off) et le comité de pilotage. Elle aborde aussi la cohérence visuelle (charte graphique), la communication digitale et l'enjeu de l'e-réputation du projet, avec la marche à suivre face à une critique en ligne pour éviter l'effet Streisand.
Un dernier volet porte sur la cohésion d'équipe à travers le modèle de Tuckman (formation, tension, normalisation, performance). Le cas pratique suit Léa, qui pilote la communication d'un déménagement associatif inquiétant pour les salariés : plan de communication, kick-off, newsletter et FAQ permettent d'associer les équipes et d'éviter toute crise sociale.
EN BREF — L'ESSENTIEL • Un projet réussit d'abord parce qu'il est bien communiqué. Selon le PMI (Pulse of the Profession), 56 % des sommes engagées dans les projets qui échouent le sont à cause d'une communication défaillante : messages flous, parties prenantes oubliées, décisions non partagées. Dans une PME, une association, un service ou une collectivité, l'assistant est souvent le véritable chef d'orchestre de cette communication : il prépare la réunion de lancement (kick-off), rédige les comptes rendus et le reporting, fait vivre l'intranet et veille à la cohésion de l'équipe. Cette fiche déroule le plan de communication de projet — qui ? à qui ? quoi ? par quel canal ? quand ? —, ses écrits (note d'information, compte rendu, reporting, newsletter) et ses temps oraux (kick-off, comité de pilotage), la charte graphique qui unifie les supports, la communication digitale et l'e-réputation du projet, enfin l'animation de l'équipe. Autant de gestes attendus à l'épreuve E5.
- Construire un plan de communication de projet en identifiant cibles, messages et canaux
- Distinguer les quatre flux de communication d'un projet (ascendant, descendant, transverse, externe)
- Rédiger un compte rendu de réunion structuré autour d'un relevé de décisions
- Préparer et animer une réunion de lancement (kick-off) et un comité de pilotage
Pour aller au bout de la notion : la fiche E5.07 en détail · la fiche complète sur la boutique — 4,99 €
Les méthodes agiles et la conduite du changement
Longtemps, les projets ont suivi un modèle prédictif : tout planifier au départ, puis exécuter phase après phase. Cette fiche montre pourquoi ce cycle en cascade résiste mal au changement en cours de route, et présente l'alternative agile qui avance par petites itérations.
Longtemps, les projets ont suivi un modèle prédictif : tout planifier au départ, puis exécuter phase après phase. Cette fiche montre pourquoi ce cycle en cascade résiste mal au changement en cours de route, et présente l'alternative agile qui avance par petites itérations.
Deux cadres agiles sont détaillés en profondeur. Scrum organise le travail en sprints de durée fixe, avec trois rôles (Product Owner, Scrum Master, équipe), trois artefacts et quatre cérémonies rythmées — du sprint planning à la rétrospective. Kanban, plus souple, repose sur un tableau visuel à colonnes et sur la règle qui fait toute la différence : la limite du travail en cours (WIP), qui pousse à finir une tâche avant d'en commencer une nouvelle.
La fiche précise avec insistance la posture de l'assistant dans un projet agile : ni chef de projet, ni Product Owner, ni Scrum Master, mais un rôle de facilitateur qui tient le tableau à jour, prépare la logistique des cérémonies et fluidifie la communication.
La seconde moitié aborde la conduite du changement : comprendre les causes réelles d'une résistance, reconnaître la courbe émotionnelle traversée par chacun (choc, colère, creux, acceptation, engagement), puis mobiliser les modèles de Kurt Lewin (décristalliser-déplacer-recristalliser) et de John Kotter (8 étapes), combinés à quatre leviers concrets : communication, formation, participation, accompagnement. Le cas pratique suit Léa qui accompagne l'adoption d'un tableau Kanban partagé dans une association, en désamorçant les résistances une à une.
EN BREF — L'ESSENTIEL • Le Bloc 2 du BTS SAM porte sur la gestion de projet, évaluée à l'épreuve E5. Longtemps, les projets ont suivi un modèle prédictif : on planifie tout au départ, puis on exécute phase après phase — c'est le cycle en cascade ou en V. Efficace quand le besoin est stable, ce modèle résiste mal au changement en cours de route. En réaction est née l'agilité : avancer par petites itérations, livrer souvent, s'adapter aux retours. Deux cadres dominent : Scrum (le travail rythmé par des sprints, avec des rôles et des cérémonies précis) et Kanban (un tableau visuel qui limite le travail en cours). Mais changer de méthode, d'outil ou d'organisation ne se décrète pas : il faut conduire le changement — comprendre les résistances et accompagner les personnes (Lewin, Kotter). L'assistant n'est pas chef de projet : il contribue au tableau, organise les cérémonies et accompagne l'adoption au quotidien.
- Distinguer le modèle prédictif (cascade, cycle en V) du modèle agile
- Identifier les rôles, artefacts et cérémonies du cadre Scrum
- Mettre en place un tableau Kanban et appliquer la limite du travail en cours (WIP)
- Situer la posture de l'assistant-facilitateur dans un projet agile
Pour aller au bout de la notion : la fiche E5.08 en détail · la fiche complète sur la boutique — 4,99 €
8 fiches complètes en BTS SAM
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