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BTS MCO · MODULE 2

ANIMER ET DYNAMISER L'OFFRE COMMERCIALE

Animer et dynamiser l'offre commerciale — les fiches TabloNoir du module.

L'épreuve E6 porte sur l'animation et la dynamisation de l'offre : analyse du marché, distribution, positionnement et assortiment, relations producteurs-distributeurs, marchandisage, promotion et communication de l'unité commerciale.

Les 8 notions du module

E6.01 · BTS MCO

Le cadre économique et légal de l'offre

Avant de construire une offre commerciale, un manager doit connaître le terrain sur lequel il évolue : son environnement économique et le cadre légal qui encadre son activité. C'est tout l'objet de cette fiche, pilier du Bloc 2 « Animer et dynamiser l'offre commerciale » du BTS MCO.

Avant de construire une offre commerciale, un manager doit connaître le terrain sur lequel il évolue : son environnement économique et le cadre légal qui encadre son activité. C'est tout l'objet de cette fiche, pilier du Bloc 2 « Animer et dynamiser l'offre commerciale » du BTS MCO.

Lire son environnement avec le PESTEL

Une unité commerciale évolue dans un macro-environnement fait de forces qu'elle subit mais peut anticiper. L'analyse PESTEL (Politique, Économique, Socioculturel, Technologique, Environnemental, Légal) permet de repérer les tendances qui, à moyen terme, redessinent la demande — vieillissement de la population, essor du e-commerce, loi AGEC sur le plastique jetable. Les facteurs les plus impactants sont ensuite classés en opportunités ou menaces et nourrissent le diagnostic SWOT.

Sécuriser l'offre par le droit

Le futur manager doit aussi maîtriser les contrats de distribution qui organisent les réseaux : la franchise (marque et savoir-faire transmis contre redevances), la concession (exclusivité territoriale) et la commission-affiliation (stock en dépôt). La loi Doubin impose la remise d'un document d'information précontractuelle avant toute signature. Ouvrir ou agrandir un magasin au-delà d'un certain seuil de surface suppose par ailleurs une autorisation d'exploitation commerciale, délivrée par la CDAC.

Protéger et valoriser l'offre

Enfin, l'enseigne et ses marques se protègent par un dépôt à l'INPI, après vérification de leur disponibilité. Les signes officiels de qualité — AOP, IGP, Label Rouge — valorisent des produits à forte identité territoriale, comme le montre l'exemple d'une épicerie fine qui construit son assortiment autour de références certifiées tout en sécurisant son développement.

  • Six familles de facteurs à surveiller pour adapter l'offre
  • Trois contrats de distribution aux logiques distinctes
  • Un cadre juridique qui protège la marque et le distributeur
L'essentiel à retenir

EN BREF — L'ESSENTIEL • L'épreuve E6 du BTS MCO, « Animer et dynamiser l'offre commerciale », suppose de connaître le cadre économique et légal dans lequel s'inscrit l'offre d'une unité commerciale. Avant de construire et d'animer une offre, le manager lit son environnement économique — les grandes forces qui pèsent sur la demande et la concurrence, qu'on cartographie avec le PESTEL. Il maîtrise aussi le cadre juridique : les contrats de distribution qui organisent les réseaux (franchise, concession, commission-affiliation), l'urbanisme commercial qui conditionne l'implantation d'un magasin (autorisation d'exploitation commerciale), la propriété industrielle qui protège la marque et l'enseigne (dépôt INPI), et les signes officiels de qualité (AOP, IGP, Label Rouge) qui valorisent les produits. Connaître ce cadre, c'est sécuriser et crédibiliser l'offre. Cette fiche pose les repères économiques et juridiques que le jury E6 attend d'un futur manager commercial.

La fiche E6.01 vous apprend à :
  • Analyser l'environnement économique d'une unité commerciale avec la méthode PESTEL
  • Distinguer les contrats de distribution (franchise, concession, commission-affiliation)
  • Identifier les seuils et démarches de l'urbanisme commercial (AEC, CDAC)
  • Protéger une marque par le dépôt INPI et éviter la contrefaçon

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E6.02 · BTS MCO

Le marché et son analyse

Avant de choisir un assortiment, un prix ou une animation, un manager doit d'abord connaître son marché : qui sont ses clients, qui sont ses concurrents, et quelles tendances redessinent la demande. C'est le point de départ de toute offre dynamisée.

Avant de choisir un assortiment, un prix ou une animation, un manager doit d'abord connaître son marché : qui sont ses clients, qui sont ses concurrents, et quelles tendances redessinent la demande. C'est le point de départ de toute offre dynamisée.

Définir et mesurer son marché

Un marché se définit d'abord par ses types : B2B, B2C, C2C, et par des cercles emboîtés — marché principal (concurrents directs), environnant (substituts), support (compléments) et générique (même besoin de fond). Il se mesure ensuite en volume et en valeur, à travers l'offre et la demande. Parmi les non-clients, les non-consommateurs relatifs constituent le vrai réservoir de croissance d'une unité commerciale, à côté des clients de la concurrence à convertir.

Lire la concurrence avec Porter

Le modèle des cinq forces de Porter — rivalité interne, nouveaux entrants, pouvoir des fournisseurs, pouvoir des clients, produits de substitution — permet de comprendre pourquoi un secteur est plus ou moins rentable. Pour un point de vente, le pouvoir des clients (comparateurs de prix) et la menace des substituts (e-commerce, seconde main, location) sont aujourd'hui les forces les plus décisives : le vrai concurrent n'est pas seulement le magasin d'en face.

Traduire les tendances en offre

L'analyse PESTEL de l'environnement fait ressortir des tendances de consommation majeures — consommation responsable, circuits courts, seconde main, abonnement — qui doivent se traduire en décisions concrètes de rayon : un corner d'occasion, un rayon producteurs locaux, une formule d'abonnement. Analyser le marché n'a de sens que si le diagnostic débouche sur une action.

  • Distinguer les types de marchés et les non-consommateurs
  • Chiffrer sa position avec la part de marché et le taux de pénétration
  • Relier chaque tendance repérée à une décision d'offre concrète
L'essentiel à retenir

EN BREF — L'ESSENTIEL • L'épreuve E6 du BTS MCO, « Animer et dynamiser l'offre commerciale », commence par une évidence trop souvent oubliée : pour dynamiser une offre, il faut d'abord connaître son marché. Avant de choisir un assortiment, un prix ou une animation, le manager d'une unité commerciale définit son marché (ses types : B2B/B2C, marché principal, générique, support, environnant), le mesure (l'offre et la demande, les non-consommateurs, la couverture DN/DV), en lit la structure concurrentielle avec les cinq forces de Porter, en scrute l'environnement avec le PESTEL, et repère les nouvelles tendances de consommation — consommation responsable, circuits courts, seconde main, abonnement. Analyser le marché, c'est transformer des tendances en décisions d'offre. Cette fiche réunit les outils que le jury E6 attend d'un futur manager pour comprendre le terrain avant d'agir.

La fiche E6.02 vous apprend à :
  • Définir un marché et distinguer marché principal, environnant, support et générique
  • Mesurer la position d'une unité commerciale (part de marché, taux de pénétration, DN/DV)
  • Analyser la structure concurrentielle d'un secteur avec les cinq forces de Porter
  • Repérer les nouvelles tendances de consommation via le PESTEL

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E6.03 · BTS MCO

La distribution et l'omnicanalité

Une offre, aussi pertinente soit-elle, ne vaut rien si elle n'est pas accessible au client au bon moment et au bon endroit. C'est le rôle de la distribution, variable « Place » du plan de marchéage, aujourd'hui pensée en magasin comme en ligne.

Une offre, aussi pertinente soit-elle, ne vaut rien si elle n'est pas accessible au client au bon moment et au bon endroit. C'est le rôle de la distribution, variable « Place » du plan de marchéage, aujourd'hui pensée en magasin comme en ligne.

Circuits, formes de commerce et stratégies de couverture

Entre producteur et client s'organisent des circuits plus ou moins longs — direct, court, long — qui arbitrent entre contrôle, marge et couverture géographique. L'unité commerciale s'inscrit elle-même dans une forme de commerce (indépendant isolé, associé, intégré) et choisit une stratégie de distribution — intensive, sélective ou exclusive — cohérente avec son positionnement : un produit premium banalisé partout perd sa valeur, un produit courant trop rare devient introuvable.

La logistique, colonne vertébrale de la disponibilité

Mettre le produit à disposition suppose une logistique de distribution performante : approvisionnement, stockage, fractionnement, transport. L'essor du e-commerce a déplacé le défi vers le dernier kilomètre, poussant les enseignes à transformer leurs magasins en points d'appui logistiques.

De multicanal à omnicanal

Le client d'aujourd'hui navigue sans cesse entre magasin et digital. Le passage du multicanal (canaux en silos) au omnicanal (stock, prix et fidélité unifiés) se concrétise par des dispositifs comme le Click & Collect, le drive ou le ship-from-store, tous adossés à un référentiel client unique. Sans cette unification, la « guerre des canaux » fait percevoir au client deux entreprises au lieu d'une.

  • Choisir un circuit et une stratégie de couverture cohérents avec le positionnement
  • Piloter la logistique et le dernier kilomètre
  • Construire un parcours client sans rupture entre magasin et digital
L'essentiel à retenir

EN BREF — L'ESSENTIEL • L'épreuve E6 du BTS MCO, « Animer et dynamiser l'offre commerciale », suppose de rendre l'offre accessible au client final : c'est le rôle de la distribution, la variable « Place » du plan de marchéage. Une unité commerciale (UC) est physique (magasin) ou virtuelle (e-commerce). Entre le producteur et le client s'organisent des circuits (direct, court, long) et des canaux. Le manager situe son UC dans une forme de commerce (indépendant, associé, intégré) et un réseau (franchise, concession), puis choisit une stratégie de couverture — intensive, sélective ou exclusive — cohérente avec le positionnement. Il s'appuie sur une logistique de flux, et pense surtout l'offre en omnicanal : magasin et digital fusionnés en un parcours fluide (Click & Collect, drive, ship-from-store). Cette fiche relie ces notions pour dynamiser l'offre là où le client l'attend.

La fiche E6.03 vous apprend à :
  • Distinguer les circuits de distribution direct, court et long
  • Identifier les formes de commerce et les principaux contrats de réseau
  • Choisir une stratégie de distribution (intensive, sélective, exclusive) cohérente avec le positionnement
  • Comprendre les enjeux logistiques du dernier kilomètre

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E6.04 · BTS MCO

L'offre - positionnement, assortiment, gamme et prix

Construire une offre cohérente commence toujours par une question simple : pourquoi le client viendrait-il chez nous plutôt que chez un concurrent ? C'est tout l'enjeu du positionnement, décliné ensuite en assortiment, en gamme et en prix.

Construire une offre cohérente commence toujours par une question simple : pourquoi le client viendrait-il chez nous plutôt que chez un concurrent ? C'est tout l'enjeu du positionnement, décliné ensuite en assortiment, en gamme et en prix.

Le positionnement, place unique dans l'esprit du client

Un positionnement juste satisfait le triangle d'or : il est attendu par la cible, tenu par l'entreprise et libre face à la concurrence. Il se visualise sur une carte perceptuelle, qui révèle les créneaux saturés et les espaces encore vides. Un positionnement clair irrigue ensuite tout le reste — assortiment, prix, agencement.

Structurer l'assortiment et la gamme

L'assortiment se décrit par sa largeur (nombre de familles), sa profondeur (nombre de références par famille) et sa cohérence. Dans chaque famille, les produits forment des gammes — bas, milieu, haut de gamme — où chaque référence joue un rôle stratégique : leader, produit d'appel, d'avenir, régulateur ou tactique. La loi de Pareto rappelle qu'environ 20 % des références font 80 % du chiffre d'affaires, d'où la nécessité d'élaguer régulièrement.

Habiller le produit et fixer le prix

Le packaging, « vendeur muet » en linéaire, doit rester cohérent avec le positionnement, tout comme l'arbitrage entre marque nationale et marque de distributeur. Le prix, enfin, se fixe entre trois contraintes — coûts, valeur perçue, concurrence — selon une stratégie d'écrémage, de pénétration ou d'alignement, puis s'ajuste par des tactiques psychologiques comme le prix magique.

  • Valider un positionnement au triangle d'or et sur une carte perceptuelle
  • Structurer un assortiment cohérent et une gamme par rôles
  • Fixer un prix cohérent avec le positionnement et la valeur perçue
L'essentiel à retenir

EN BREF — L'ESSENTIEL • L'épreuve E6 du BTS MCO, « Animer et dynamiser l'offre commerciale », suppose de savoir construire une offre cohérente et attractive dans une unité commerciale (magasin, drive, e-commerce). Tout part du positionnement : la place unique que l'enseigne et ses produits occupent dans l'esprit du client, validée par le triangle d'or et visualisée sur une carte perceptuelle. Cette promesse se traduit ensuite dans l'offre concrète : les produits et services, structurés en assortiment (largeur, profondeur, cohérence) et en gammes (bas, milieu, haut de gamme) où chaque référence joue un rôle. Le produit est habillé par son emballage et sa stylique, signé par une marque — de fabricant ou de distributeur (MDD) — et valorisé par un prix cohérent (écrémage, pénétration, alignement ; prix psychologique et magique), encadré par les conditions générales de vente. Cette fiche relie ces leviers, comme l'attend le jury E6.

La fiche E6.04 vous apprend à :
  • Valider un positionnement à l'aide du triangle d'or et de la carte perceptuelle
  • Analyser un assortiment selon sa largeur, sa profondeur et sa cohérence
  • Attribuer un rôle stratégique à chaque produit d'une gamme
  • Arbitrer entre marque nationale et marque de distributeur

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E6.05 · BTS MCO

Les relations producteurs-distributeurs

Derrière chaque produit en rayon se joue une relation à la fois conflictuelle et coopérative entre celui qui fabrique et celui qui vend au client final. Comprendre ce jeu d'équilibre est essentiel pour construire une offre solide.

Derrière chaque produit en rayon se joue une relation à la fois conflictuelle et coopérative entre celui qui fabrique et celui qui vend au client final. Comprendre ce jeu d'équilibre est essentiel pour construire une offre solide.

Un rapport de force structurel

Producteur et distributeur sont complémentaires mais chacun défend sa marge dans la négociation commerciale annuelle. La concentration de la grande distribution en centrales d'achat a fait pencher le rapport de force côté enseignes, qui peuvent référencer, déréférencer ou développer leur MDD ; le producteur, lui, tire sa force d'une marque incontournable réclamée par le client (demand pull).

Sélectionner et coopérer

Avant de négocier, l'enseigne sélectionne ses fournisseurs sur une grille de critères pondérée (qualité, fiabilité logistique, RSE) puis les référence au catalogue de la centrale, tout en gardant une marge locale pour des fournisseurs régionaux. La relation évolue aussi vers la coopération : le trade marketing aligne producteur et distributeur autour du même objectif, vendre plus au client final (le sell-out), via des démarches comme l'ECR ou le category management.

Un cadre juridique protecteur

La négociation est très encadrée : convention unique annuelle avant le 1er mars, délais de paiement plafonnés, coopération commerciale facturée uniquement pour des services réels. Les lois EGalim rééquilibrent la relation en faveur des producteurs agricoles, tandis que la loi interdit les pratiques restrictives comme le déséquilibre significatif ou la rupture brutale.

  • Comprendre le rapport de force entre centrales d'achat et marques fortes
  • Sélectionner un fournisseur sur des critères objectifs
  • Distinguer sell-in et sell-out, et connaître le cadre légal de la négociation
L'essentiel à retenir

EN BREF — L'ESSENTIEL • L'épreuve E6 du BTS MCO, « Animer et dynamiser l'offre commerciale », suppose de comprendre comment se construit l'offre d'une unité commerciale : entre le producteur qui fabrique et le distributeur qui vend au client final se noue une relation à la fois conflictuelle et coopérative. Conflictuelle, car chacun défend sa marge dans la négociation commerciale — d'où un rapport de force que la concentration en centrales d'achat et les marques de distributeur (MDD) ont fait pencher côté distributeurs. Coopérative, car aucun ne réussit sans l'autre : c'est le sens du trade marketing, de l'ECR et du category management, qui transforment l'affrontement en valeur partagée. Cette relation se prépare en amont par la sélection et le référencement des fournisseurs, et s'exerce dans un cadre juridique strict (convention unique annuelle, loi EGalim, délais de paiement, pratiques restrictives interdites). Cette fiche donne au futur manager les clés pour comprendre et animer cette relation.

La fiche E6.05 vous apprend à :
  • Comprendre la complémentarité et le rapport de force entre producteur et distributeur
  • Sélectionner et référencer un fournisseur à partir d'une grille de critères
  • Distinguer trade marketing, ECR et category management
  • Différencier sell-in et sell-out pour piloter la performance

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E6.06 · BTS MCO

Le marchandisage et l'e-merchandising

Être référencé en rayon ne suffit pas : encore faut-il être vu, compris et désiré. C'est tout l'enjeu du marchandisage, qui transforme un stock posé sur une étagère en offre lisible et vendeuse, en magasin comme en ligne.

Être référencé en rayon ne suffit pas : encore faut-il être vu, compris et désiré. C'est tout l'enjeu du marchandisage, qui transforme un stock posé sur une étagère en offre lisible et vendeuse, en magasin comme en ligne.

La boussole des 6 B

Dérivée des travaux de Charles Kepner, la règle des 6 B résume la mission du marchandiseur : le bon produit, au bon endroit, au bon moment, en bonne quantité, au bon prix, avec la bonne information. On distingue trois formes complémentaires : le marchandisage d'organisation (aider à se repérer), de gestion (rentabiliser l'espace) et de séduction (donner envie).

Aménager l'espace et implanter le linéaire

Les zones chaudes (fort passage) accueillent les produits d'impulsion, les zones froides les produits d'appel qui attirent le client au fond du magasin. Le linéaire développé se répartit entre les références selon leur facing et leur niveau de présentation : le niveau des yeux, entre 1,10 et 1,70 m, est « le niveau qui vend ».

Piloter par la donnée et transposer en ligne

Le rendement du linéaire et l'indice de sensibilité (part de CA rapportée à la part de linéaire occupée) permettent d'arbitrer l'espace entre les références. L'e-merchandising transpose ces principes à l'écran : la page catégorie joue le rôle du rayon, la partie visible sans défiler (above the fold) celui de la zone chaude, et le cross-sell celui du produit complémentaire posé à côté en magasin.

  • Appliquer la règle des 6 B à l'implantation d'un rayon
  • Distinguer marchandisage d'organisation, de gestion et de séduction
  • Piloter le linéaire par le rendement et l'indice de sensibilité
L'essentiel à retenir

EN BREF — L'ESSENTIEL • L'épreuve E6 du BTS MCO, « Animer et dynamiser l'offre commerciale », attend d'un futur manager qu'il sache rendre l'offre visible et vendeuse — en magasin comme en ligne. C'est l'objet du marchandisage : être référencé ne suffit pas, encore faut-il être bien présenté. Le marchandisage regroupe les techniques qui organisent l'espace de vente, allouent le linéaire, mettent en scène les produits et rentabilisent chaque mètre. Sa boussole tient en une formule, les 6 B de Kepner : le bon produit, au bon endroit, au bon moment, en bonne quantité, au bon prix, avec la bonne information. On distingue trois marchandisages (organisation, gestion, séduction), des principes d'implantation (zones chaudes / froides, niveaux de présentation, têtes de gondole), des indicateurs de rendement, et leur transposition numérique — l'e-merchandising. Cette fiche outille l'oral E6 : penser l'offre comme un vendeur silencieux, en magasin et sur l'écran.

La fiche E6.06 vous apprend à :
  • Appliquer la règle des 6 B de Kepner à l'implantation d'un rayon
  • Distinguer marchandisage d'organisation, de gestion et de séduction
  • Aménager l'espace de vente selon les zones chaudes et froides
  • Calculer et interpréter le rendement du linéaire et l'indice de sensibilité

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E6.07 · BTS MCO

L'animation commerciale et les actions promotionnelles

Faire vivre un point de vente, c'est créer du mouvement autour de l'offre — sans casser la marge ni l'image de l'enseigne. Entre animation, promotion et événementiel, chaque levier répond à une logique et un horizon différents.

Faire vivre un point de vente, c'est créer du mouvement autour de l'offre — sans casser la marge ni l'image de l'enseigne. Entre animation, promotion et événementiel, chaque levier répond à une logique et un horizon différents.

Animer en magasin et en ligne

Dans l'unité commerciale physique, la théâtralisation (dégustation, démonstration, PLV événementielle) joue sur les cinq sens et la rencontre humaine. En ligne, la vente flash ou le live shopping recréent l'urgence et le conseil du vendeur. La vraie force d'une enseigne moderne est de relier les deux mondes : un jeu-concours en ligne dont le lot se retire en magasin, par exemple.

Choisir la bonne technique de promotion

Les mécaniques classiques — réduction, prime, échantillon, offre de remboursement — visent le consommateur, le distributeur ou la force de vente. Les NIP (Nouveaux Instruments Promotionnels), adossés à la carte de fidélité, ciblent et fidélisent plutôt que de baisser le prix pour tout le monde. Une promotion qui fait du volume n'est pas forcément rentable : il faut calculer le point mort, car une large part des ventes promotionnelles n'est que de la substitution.

Un cadre légal strict, une performance mesurée

Soldes, revente à perte, loteries publicitaires : chaque action doit respecter un cadre réglementaire précis. Sa réussite se juge ensuite à l'uplift (le chiffre d'affaires réellement généré par l'action), au ROI et à l'indice de vente — jamais au seul volume écoulé.

  • Distinguer animation, promotion et merchandising selon leur horizon
  • Choisir une technique de promotion adaptée à l'objectif prioritaire
  • Respecter le cadre légal et mesurer la performance d'une opération
L'essentiel à retenir

EN BREF — L'ESSENTIEL • L'épreuve E6 du BTS MCO, « Animer et dynamiser l'offre commerciale », attend d'un futur manager qu'il sache faire vivre son unité commerciale (UC). Animer, c'est créer du mouvement, de l'événement et de la valeur autour de l'offre pour attirer, séduire et faire acheter. Cette animation passe par des actions dans l'UC physique (dégustation, démonstration, PLV, animation de rayon) comme dans l'UC virtuelle (ventes flash, live shopping, jeux en ligne), par des techniques de promotion des ventes (réduction, prime, échantillon, couponing, NIP) et par le marketing événementiel et le sponsoring. Le tout s'inscrit dans un cadre réglementaire strict (soldes, revente à perte, loteries) et se juge à la performance (ROI, uplift, indice de vente). Cette fiche outille l'oral E6 : animer sans dégrader l'image ni la marge, et prouver ce que l'action a réellement rapporté.

La fiche E6.07 vous apprend à :
  • Distinguer animation commerciale, promotion des ventes et merchandising
  • Choisir une technique d'animation adaptée au trafic, à l'image, aux ventes ou au déstockage
  • Relier animation magasin et animation digitale dans une logique omnicanale
  • Respecter le cadre légal des soldes, de la revente à perte et des jeux-concours

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E6.08 · BTS MCO

La communication commerciale de l'unité commerciale

Faire connaître, faire aimer, faire venir : la communication commerciale d'une unité commerciale ne se limite pas à la publicité, elle commence par le point de vente lui-même, avant de se prolonger sur les réseaux sociaux et le mobile.

Faire connaître, faire aimer, faire venir : la communication commerciale d'une unité commerciale ne se limite pas à la publicité, elle commence par le point de vente lui-même, avant de se prolonger sur les réseaux sociaux et le mobile.

Trois objectifs, un message à la fois

Toute action de communication vise l'un des trois niveaux de la hiérarchie des effets : cognitif (faire connaître), affectif (faire aimer) et conatif (faire agir). Le modèle POEM classe ensuite les moyens selon leur degré de contrôle : média payé, possédé (la vitrine, l'enseigne, le compte Instagram) et gagné (avis, bouche-à-oreille).

Le point de vente, premier média

Avant tout achat d'espace publicitaire, le magasin communique déjà par sa façade, sa vitrine et sa signalétique. La PLV déclenche l'achat en rayon, tandis que l'ILV informe et guide le client. À l'extérieur, l'unité commerciale mobilise aussi l'imprimé sans adresse, la presse locale et le street marketing pour toucher sa zone de chalandise au meilleur coût par contact.

Digital et mobile au service du drive-to-store

La fiche Google Business Profile et les avis clients pèsent aujourd'hui lourd dans la décision d'achat locale. Le principe SoLoMo (Social, Local, Mobile) et des techniques comme le géofencing permettent de transformer une audience mobile en visites réelles, dans le strict respect du consentement et du RGPD.

  • Fixer un objectif principal (notoriété, image ou trafic) par action
  • Faire du magasin lui-même un média avant tout achat d'espace
  • Activer le digital et le mobile en respectant le cadre légal, puis mesurer les résultats
L'essentiel à retenir

EN BREF — L'ESSENTIEL • L'épreuve E6 du BTS MCO, « Animer et dynamiser l'offre commerciale », attend d'un manager qu'il sache faire vivre l'offre par la communication. Communiquer, pour une unité commerciale (magasin, drive, site), c'est émettre des signaux pour faire connaître (notoriété), faire aimer (image) et faire venir (trafic). Ces trois objectifs — cognitif, affectif, conatif — s'appuient sur une palette de moyens : la communication sur le lieu de vente (PLV, ILV, vitrine, signalétique), la communication externe locale (imprimé sans adresse, presse et radio locales, affichage, street marketing), la communication digitale de proximité (réseaux sociaux, fiche Google Business Profile, avis) et la communication géolocalisée (géofencing, notifications push). Le tout doit respecter un cadre légal (affichage, RGPD) et se mesurer (trafic, transformation, ROI). Cette fiche donne au candidat E6 la grille complète pour construire et piloter la communication commerciale d'un point de vente.

La fiche E6.08 vous apprend à :
  • Distinguer les objectifs cognitif, affectif et conatif d'une action de communication
  • Classer les moyens de communication selon le modèle POEM (payé, possédé, gagné)
  • Différencier PLV et ILV sur le lieu de vente
  • Mobiliser la communication locale et digitale (ISA, Google Business Profile, réseaux sociaux)

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8 fiches complètes en BTS MCO

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